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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 06:00

La bourgeoisie déroule le tapis rouge aux identitaires

4 novembre 2009

ce qu'il fait bon avoir des amis riches pour qu'ils fassent de la pub dans le journal local!!!

A titre documentaire, nous reproduisons plus bas la pub que les bourgeois se font entre-eux! Le lien est ICI

Cet article est intéressant parce qu'il est très favorable aux fascistes: ils seraient "jeunes, déterminés, bien organisés"... sympathiques en somme!

C'est d'ailleurs un trait caractéristique de la propagande des fascistes que de tenter de se faire passer pour révolutionnaires.

Or, la réalité est là: ils servent la grande bourgeoisise qui, elle, les sert avec des articles où elle renvoit même vers leur média "novopress" alors qu'ils voudraient faire croire qu'ils sont contre la grande bourgeoisie...

Bien entendu, sur la scène politique, les groupes fascistes s'opposent à des partis bourgeois comme le PS, l'UMP... Mais, cela n'est pas contradictoire avec le fait qu'ils sont au service de la bourgeoisie. S'il faut bien comprendre la bourgeoisie comme un ensemble solidaire lorsqu'il s'agit de lutter contre la révolution, il n'en demeure pas moins que la bourgeoisie est diverse avec notamment deux principaux blocs: la bourgeoisie industrielle et la bourgeoisie financière.

En effet, la concentration du capital (prêts indispensables à la survie des entreprises délivrés par les banques, fusions-acquisitions menées par les banques, prises de participation des banques dans les entreprises industrielles...) fait que, dans chaque pays capitaliste, la bourgeoise industrielle est avalée par la bourgeoisie financière tandis que les bourgeoisies financières des différents pays capitalistes sont concurrentes entre elles.

La bourgeoisie de France est donc partagée en bourgeoisie industrielle et en bourgeoisie financière.

Actuellement, la bourgeoisie financière de France est en train d'avaler la bourgeoisie industrielle de France.

Les bourgeoisies financières des différents pays capitalistes se combattent dans un affrontement impérialiste.

A partir de là, il existe plusieurs combinaisons. Par exemple, la bourgeoisie industrielle de France tente d'échapper à la bourgeoisie financière de France et n'a pas trouvé d'autre solution que de tenter de se sauver en s'alliant à la bourgeoisie financière des Etats-Unis. C'est par exemple la position mise en avant par Sarkozy que ceux qui refusent l'analyse de classe présentent comme pro-américaine!

La défaite de la bourgeoisie industrielle face à la bourgeoisie financière de ce même pays de même que la lutte entre les bourgeoisies financières des différents pays capitalistes correspondent à la tendance historique. C'est l'époque de l'impérialisme!

Ensuite, même si la tendance historique est la plus forte, en dehors des périodes révolutionnaires ouvertes, il faut comprendre la bourgeoisie comme un ensemble en mouvement dont chaque partie réagit en fonction de ses intérêts particuliers. Par exemple, un bourgeois possédant une partie d'une entreprise produisant de l'électricté en utilisant l'énergie nucléaire a tout intérêt à ce que la "taxe carbone" soit mise en place. Ce n'est pas le cas d'un bourgeois qui possède une partie du capital d'un pétrolier.

En résumé, il y a unité de la bourgeoise contre les révolutionnaires, mais il y a aussi lutte entre les différents groupes de la bourgeoisie.

Or il faut bien comprendre que ces groupes sont différents des partis politiques. Ceux qui ne le voient pas pensent ainsi par exemple que l'UMP serait le parti de la bourgeoisie tandis que les PS, le PCF, les verts, le NPA... seraient des partis opposés à la bourgeoisie.

Il faut aussi comprendre que la situation économique et politique évolue sans cesse: des périodes de "prospérités" relatives aboutissent à des "crises". Les analyses des bourgeois varient donc en fonction de ces éléments. De ces analyses, ils tirent une stratégie.

Cette stratégie est la démocratie bourgeoise ou la dictature fasciste.

Cette stratégie est également choisie en fonction de l'implantation des idées fascistes chez certaines couches de la société. Par exemple, un prof ou un agent pôle emploi qui a l'habitude de laisser faire ou de pratiquer les discriminations contre les pauvres, certains groupes sociaux ou les étrangers sera facilement mobilisable. Ceci est d'ailleurs valable même si au départ, cette mobilisation n'est pas forcément ouvertement fasciste, elle le devient comme c'est le cas avec la mobilisation laïciste contre le foulard religieux.

C'est dans ce sens, c'est à dire culturellement, que les groupes fascistes sont directement nuisibles puisqu'ils tentent de faire croire que les problèmes de la société en France seraient dus aux "étrangers" ("impérialistes Etats-uniens", "musulmans", "juifs", "immigrés", "révolutionnaires", "anti-France"...) et ainsi de rendre leur option stratégique (le fascisme!) plus crédible et facile à mettre en oeuvre par la bourgeoisie financière car il ne faut pas se leurrer, une fois que les gens ont basculé culturellement suite à la propagande pro-fasciste, il ne manque plus grand chose pour qu'ils deviennent militants et lorsque la bourgeoisie financière décide de mettre les moyens pour instaurer le fascisme, il est alors trop tard.

Certains diront: "vous parlez du fascisme comme d'une option stratégique de la bourgeoisie, mais il y a tout de même des différences entre les fascistes, entre Soral-Dieudonné, Kemi Seba et les identitaires ou les chauvinistes jacobins du "renouveau français"! "

C'est vrai sur la forme, ils ne cherchent pas à mobiliser la même partie de la petite bourgeoisie ou du peuple. Mais sur la fond, ils défendent TOUS les intérêts de la bourgeoise impérialiste de France. D'ailleurs, dans l'Allemagne nazie, les SA existaient en même temps que les SS!

En gros, même si les marques sont différentes et que le public visé n'est pas le même, il n'y a que peu de différences entre les bourgeois qui possèdent Lidl ou Carrefour.

Là, on nous objectera: "s'ils représentent la bourgeoisie financière, pourquoi tentent-ils de convaincre la petite bourgeosie?"

Ce n'est pas contradictoire! Bien sûr que la petite bourgeoisie ne peut pas survivre face à la grande bourgeoisie! Les petits commerçants sont à terme condamnés par le système capitaliste. Seulement, ces petits bourgeois commerçants comme une bonne partie des fonctionnaires (profs, flics, flics sociaux...) a auparavant profité du système et a accumulé des richesses sur le dos des prolétaires. Par exemple, les commerçants ont escroqué le peuple en vendant leurs marchandises à des prix exhorbitants tandis que cette partie des fonctionnaires vivait tranquillement pendant que les ouvriers étaient exploités. Les fonctionnaires improductifs vivent de l'exploitation des ouvriers.

Mais, du fait de la baisse tendencielle du taux de profit, il y a de moins en moins de plus value à se partager et la grande bourgeoisie est de plus en plus exigente. En bref, lorsque deux chiens sont dans le même enclos et que la nourriture devient insuffisante, le plus fort survit.

Les petits bourgeois l'ont senti, c'est pour cela qu'ils sont complètement paniqués à l'idée de ne plus percevoir "leur" part du travail des prolétaires et de devoir ainsi aller travailler réellement. Voilà pourquoi cette classe est particulièrement ciblée par les fascistes et qu'on retrouve beaucoup de petits bourgeois dans les rangs des fascistes. Car si le fascisme a un côté nouveau dans le sens où il a compris que le système actuel ne peut pas tenir en l'état, il s'appuie aussi sur un retour en arrière au niveau des "valeurs" et tente de faire croire à la petite bourgeoisie qu'elle va pouvoir revivre "comme avant": c'est à dire de l'exploitation des prolétaires!

Cela n'étant pas possible, les petits bourgeois seront donc perdants et peuvent au mieux espérer une place de gardien de camp de concentration. Ceux qui, parmi les petits bourgesois, ne veulent pas voir la réalité en face passent ainsi du côté du fascisme, ceux qui ont compris que leur ennemi est la grande bourgeoisie passent dans le camp révolutionnaire, il n'y a pas d'autre option.

En résumé, les paroles valent peu, en revanche, les faits sont têtus! Les fascistes n'ont rien à voir avec le peuple, ils sont une option de la bourgeoisie qui les soutient plus ou moins en fonction des périodes.

Et contrairement à ce que la fin de l'article voudrait faire croire, la véritable oppostion au fascisme ce n'est pas le PS, c'est la révolution!

 

 

POLITIQUE. Cette formation d'extrême droite est apparue il y a quelques mois en Gironde. Ses militants locaux sont peu nombreux, mais déterminés

Le Bloc identitaire veut s'implanter

Les identitaires de Bordeaux le noac'h costa pacotte
Gauthier Le Noac'h, Hermine Costa et Christophe Pacotte : trois membres locaux du Bloc identitaire.

Ils se sont fait connaître le 22 janvier dernier, en diffusant bruyamment, à 6 h 30 du matin, à la Benauge, l'appel à la prière d'un muezzin. Il s'agissait de protester contre le projet de mosquée à l'étude sur la rive droite de Bordeaux. Les militants locaux du Bloc identitaire sont, depuis, devenus familiers de ces opérations « coup de poing » : intervention tapageuse, mi-septembre, au Conseil général lors de l'ouverture de la saison de la Turquie, chahut avec mégaphones le 10 octobre contre la venue du ministre Frédéric Mitterrand...

Créé en 2003, le mouvement s'est constitué, il y a dix jours, en parti politique et ambitionne de présenter des candidats aux élections. Ici, en Aquitaine, « la question n'est pas tranchée ; pour l'instant, nous voulons nous structurer et mieux nous implanter », explique Christophe Pacotte, responsable régional de cette formation dont le logo figure un sanglier.

Pas sûr que le Bloc identitaire compte les effectifs suffisants pour aligner les 95 noms nécessaires à la constitution d'une liste : le mouvement revendique, en Gironde, un noyau dur de « 15 membres actifs ». Selon ses membres, « une soixantaine de sympathisants » se sont joints à son opération contre Frédéric Mitterrand - la police en a compté trente.

Grosse activité sur le Net

En Gironde, les principaux animateurs du mouvement sont Thibault du Réau, ex-représentant du Front national dans le Libournais, Christophe Pacotte, Bruno Vendoire, membre de la direction nationale du Bloc, ou Gauthier Le Noac'h, étudiant en droit. Faute de locaux, les « identitaires » ont leurs habitudes au Bistrot des négociants, aux Quinconces, et agissent beaucoup via le Net : Christophe Pacotte et Gauthier Le Noac'h alimentent par exemple le site Novopress, un média créé par Fabrice Robert, président national du Bloc identitaire.

Ces militants tirent profit de leur petit nombre. Leurs actions sont décidées à la dernière minute, et prennent par surprise jusqu'aux autorités. « Nous n'en référons même pas au Bloc à Paris », note Christophe Pacotte, qui réfute, mollement, l'étiquette d'extrême droite. « Nous nous battons pour l'identité, contre l'islamisation et contre la mondialisation. » Voilà qui rappelle le discours du FN, où ont milité plusieurs membres du Bloc identitaire. Ils jugent aujourd'hui le parti lepéniste « trop jacobin ». Et « dépassé ». « Leurs thèmes sont les thèmes pour lesquels nous nous mobilisons depuis 1972 ! rétorque l'élu frontiste Jacques Colombier. Ce n'est pas en brandissant des pancartes qu'on fait une politique... »

L'activisme de ces nouveaux venus à l'extrême droite de l'échiquier politique commence à inquiéter des élus locaux comme la conseillère régionale Naïma Charaï (PS), qui déplore la « virulence » et la « xénophobie » de cette formation. Formation dont l'existence pose à ses yeux « le même problème que celle de la liste de Dieudonné aux européennes ».

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Published by Action Antifasciste
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