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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 06:00
Nous sommes le centre d'attaque de la part de CERTAINS nervis et ayatollahs du ccc forum (nous disons bien de "certains" sans généraliser!) qui se figurent être les gardiens dont ne sait quelle chapelle anarchocommuniste, ...curieux libertaires aux méthodes dignes d'une milice politique!
 
On nous reproche:

1./ d'être des "teubé" (bêtes c'est-à-dire idiots en verlan) qui osont mettre en lien surNOTRE blog des groupes de musique comme la Brigada Flores Magon:
est-il interdit de mettre en lien un groupe phare de la oï française
connu pour être proche de la CNT-FR?
Notre blog indique qu'il est ouvert à toutes les tendances du mouvement redskin dont nos camarades libertaires avec qui nous échangeons sur le terrain, sur les luttesantifascistes et antiracistes.

2./ on NOUS accuse d'être des marxistes-léninistes (maoïstes pour
certains): est-il interdit d'être revolutionnaire dans le mouvement
redskin? Disons qu'il faille être ml(m) pour être redskin?
Le mouvement redskin a été largement dominé par les libertaires
notamment à Paris, nous proposons une alternative marxiste notamment en région (Nord, Est et Sud pour l'heure):est-ce interdit?

3./ on NOUS reproche d'être des militants virtuels!
Les militants (dont certains membres du ccc forum) avec qui nous échangeons
régulierement le pensent-ils lorsqu'ils nous croisent dans des manifs ou concerts?
A la différence de rs2f à notre connaissance le ccc forum n'est pas un parti ou une organisation et nous n'avons jamais vu
dans la rue des rudeboys, birdys et reds qui se glissent sous une bannière "ccc forum"! Comme son nom l'indique le "ccc forum" n'est
qu'un lieu d'échange et non une organisation!

4./ on NOUS reproche de mettre des liens vers des RASH, comme celui de Paris : est-il interdit de mettre des liens vers des sites de

camarades libertaires?

5./ on NOUS reproche de dénaturer le véritable mouvement redskin:
Le RASH de Madrid n'a-t-il pas un site qui s'ouvre sur des photographies
de Kroptkine mais aussi de Staline et Mao? Le RASH de Madrid n'a-t-il
pas en vente des t-shirt, écussons et badges avec des faucilles et des
marteaux? Serait-ce seulement du "folklore"?Nos camarades madrilènes seraient ravis de l'apprendre!

6./ on NOUS reproche de ne rien connaître au mouvement redskin espagnol:
citons juste en exemple:l e manifeste du redskinhead a été repris et traduit par le RASH ZAMORA (Espagne) qui est essentiellement libertaire!
N'existe-t-il pas des RASH de espagnols où libertaires et communistes se cotoyent?Cela fait beaucoup rire nos camarades hispaniques qui reprennent nos textes et liens.

7./ nous sommes un comité transversal de l'Action Antifasciste: en ce
sens nous sommes ouverts à la discussion constructive avec des amis
libertaires qui sont d'ailleurs dans les rangs de l'AA, il n'y a qu'a
voir le forum!

En somme voilà des attaques qui ne sont pas très en phase avec un "esprit
d'ouverture" libertaire.

Mao disait qu'il faut tracer une ligne claire entre l'ennemi et nous:
voilà qui est donc fait :entre ces Renégats prompt au jugement moral
et nous.

WORKING CLASS PRIDE
 

Makhno, Kropotkine, Durutti, Reclus revenez, certains sont devenus fous!
 

Le comité RS2F
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 06:00
La réunion d'orientation approche!

D'ici quelques jours les grosses décisions locales ont a être prise, détermination des orientations politiques, idéologiques et de terrain.

Acceptation du nouveau matériel politique et vote de confiance au comité de rédaction.

Et comme nous ne sommes pas trois pélos sectaires (désolé de décevoir encore une fois), une fois que les décisions seront prises, la période estivale permettra de mettre en application le tout, avec présence pour le coup plus présente!

Rappel pour les personnes ayant déjà participé aux projections et autres: pour RDV passer par la boîte mail (aapvlmlt (at) hushmail.me).


Et encore en rappel, ce blog va disparaître pour que nous passions sur un site internet.
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 06:00

Le Front national n'a pas emporté la mairie d'Hénin-Beaumont. La liste de Daniel Duquenne, soutenue par la quasi-totalité des partis politiques, y compris l'UMP, a obtenu 52,38 % des voix. La liste FN conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen a recueilli 47,62 % des suffrages. Le taux de participation qui avait atteint 60,15 % au premier tour, a atteint dimanche 62,38 %.

Le FN progresse donc de 10 points, soit d'environ 1000 voix, et obtient 8 sièges au conseil municipal.

Si Steeve BRIOIS n'est pas Maire cette fois, il est impossible de voir dans ces résultats une défaite électorale du FN.



Briois est un personnage atypique, loin d'être la marionnette de Marine Le Pen, il est l'acteur principal de la réussite du FN à Hénin Beaumont. Par ailleurs, il n'est pas un pur produit du FN, en effet, il a voyagé du FN au MNR, avant d'être à nouveau investi par un FN qui avait besoin de victoire.
Steeve BROIS se définit lui-même comme l'enfant du Pays, et le fait est que beaucoup le reconnaissent comme tel, et apprécient qu'il ne soit pas un "parachuté". C'est son travail de militantisme qui permet aujourd'hui d'asseoir sa légitimité auprès des habitants de Hénin-Beaumont.

Comme nous l'avons déjà remarqué, le programme électoral de Steeve BRIOIS est clairement tourné vers les intérêts de la petite-bourgeoisie. En effet, il fait de la défense du petit commerce et de la sécurité l'axe principal de sa politique, la baisse des impôts locaux et les projets urbains favorables à la propriété privée du foncier étant les arguments les plus utilisés par la propagande de la liste "Hénin Beaumont renouveau".

Les artisans et petits commerçants du centre Ville sont confrontés à la concurrence directe du Centre Commercial Auchan Noyelles Godault, dont les 22 000 m² de surface de vente aspirent toute activité commerciale. Outre le supermarché (le plus grand de la marque en France), une zone entièrement aménagée, asphaltée, avec ses rond-points et ses feux rouges, est dédiée à l'aménagement de l'habitat, tandis qu'une autre est consacrée à la restauration et aux loisirs.
Ce pôle commercial est le fruit d'un projet de développement économique élaboré par les municipalités sociales-démocrates qui se sont succédées depuis 30 ans, encourageant sans cesse l'essor de la grande distribution, ainsi que de l'intercommunalité (Communauté d'agglomération d'Hénin Carvin), qui a "vendu" le projet à Auchan et à ses partenaires.
Steeve Briois écume les rues et les marchés de Hénin-Beaumont depuis des années, accompagnés de militantEs qui lui sont dévouéEs, et ce, que des échéances électorales approchent, ou non. Ce contact direct avec les commerçants lui a permis de développer un argumentaire en leur faveur. Il a gagné leur confiance, et son projet de réaménagement urbain, visant à redynamiser et à sécuriser le centre ville, séduit nombre de nostaligiques du Hénin prospère et vivant de " l'époque bénie des houillères".

En dehors des petits commerçants, le centre commercial mécontente d'autres habitants. Steeve Briois a été le premier à différencier les Héninois des Beaumontois, depuis la fusion des communes de Hénin-Liétard et Beaumont en Artois en 1971. Cette distinction n'est pas neutre : Beaumont faisait figure de village à dominante agricole avant que le centre commercial Auchan ne s'implante. De nombreux petits propriétaires, employés en dehors de Hénin, cherchant le calme de la campagne avaient investi dans la pierre beaumontoise, et se trouvent aujourd'hui dans l'insécurité quant à la réalisation de leur plus-value à la revente. De plus, durant la même période, ces mêmes personnes, qui craignaient pour leur bien, ont vu les impôts locaux doubler en six ans, au cours du mandat de Dallongeville.


Hénin Beaumont a une culture ouvrière, de nombreuSEx HeninoiSEs ont fait l'histoire du mouvement ouvrier, ont versé leur sang : PCF, SFIO et CGT y faisaient le plein d'adhérentEs. C'est cet héritage ouvrier familial, culturel, qui a permis à la sociale-démocratie de s'imposer.
D'abord, à l'époque de l'industrie lourde, de la métallurgie, de la mine, en détournant les ouvrierEs de leurs aspirations révolutionnaires, le vieux syndicat et ses alliés parlementaires ont imposé la "raison", le bon sens, en s'alliant avec le patronat pour s'imposer en médiateurs.
Ensuite, alors que la crise des années 70-80 menaçait les emplois et la vie des ouvrierEs, les socio-democrates ont désamorcé les volontés révolutionnaires en promettant d'abord de sauver les industries lourdes, puis, de restructurer l'économie locale en attirant des entreprises, ou en développant l'emploi public territorial.
Enfin, aujourd'hui, les socio-traitres se postent en garants de la démocratie, en rempart contre la "bête immonde", et appellent les ouvrierEs à se remémorer leurs valeurs progressites, dont ils seraient eux-mêmes les légitimes représentants.

Leur programme est un vide politique, leur existence ne tient qu'à la "morale républicaine", la sauvegarde des institutions, envers et contre tout.

Bien sur il y a les magouilles de l'ancien maire PS, qui heurtent légitimement la morale des habitantEs, et qui permettent sans doute à Brois de ralier à lui au son du refrain habiuel de "tous pourris". Mais au delà, Briois a su s'éloigner des clichés de l'extrême droite.
Il dit ne pas être raciste, le slogan "les français d'abord" ne figurent plus sur ses documents depuis 2001. Il dit ne pas être sexiste, la parité est respectée, et de nombreuses femmes militent au côté de Steeve. Notons que même la flamme du FN ne figure ni sur ses documents de campagne, ni sur son blog, qu'il tient personnellement depuis de nombreuses années.
Même si les commentaires de e-héninoisES sont nombreux, ses liens avec les habitantEs de la Ville vont au delà de l'internet : ses militantEs mènent de réelles enquêtes sociales dans les quartiers, connaissent les problèmes, fédèrent des aspirations et des colères.
Briois, à lui seul, a rassemblé près de 48% des votantEs. Marine Le Pen, quoi qu'en disent les médias, n'était que numéro 2.

Si Briois est intervenu en ouverture du congrès national du FN qui s'est tenu à Arras les 14 et 15 Mars 2009, c'était pour signaler à quel point sa stratégie avait été fructueuse. Il n'a pas abordé les thèmes de l'immigration ou de la France éternelle, mais s'est concentré sur l'offre politique.

Briois est un quasi-fasciste, en ce qu'il aspire à occuper un mandat politique local, ancré dans le paysage politique institutionnel. Briois est un pré-fasciste, en qu'il entend amener les éléments culturels et économiques locaux compatibles avec un projet fasciste global.
En effet, positionné en rebel, censé lutter seul contre tous  au delà des apparences, Briois a développé une stratégie identitaire. Prétendant oeuvrer pour le bien des héninoiSEs et des beaumontoiSEs, Briois fait appel à nos racines régionales, familiales, sociales, pour consolider un paternalisme économique et politique.

Le rôle de Steeve Briois au sein du mouvement fasciste n'est pas à négliger. Il peut être vu comme une interface entre les nationalites et les identitaires, il nous montre par sa stratégie politique, comment un pro-fasciste peut créer un terreau favorable à la rencontre des identitaires et des nationalistes en terre ouvrière.

****

Le savoir est une arme. L'antifascisme doit être armé.
Rejoins l'Action Antifasciste Artois.


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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 06:01

[Des questionnements intéressants de la part des maoïstes.]

 

Marine Le Pen n’a pas réussi, pour l’instant, son pari à Hénin-Beaumont, pari visant à montrer que sa ligne est juste pour s’implanter dans les quartiers populaires.

Car c’est ce qui se passe en ce moment: depuis la « liste anti-sioniste » de Dieudonné-Soral, jusqu’au « Parti de France » des anciens FN, jusqu’à Marine Le Pen, en passant par les « identitaires », le but est le même: démontrer à la bourgeoisie impérialiste que sa ligne est celle qui réussira une percée dans les rangs populaires.

Ce qui nous amène à un problème essentiel: ces mouvements ont des positions différentes, voire contradictoires. Cela tient à la nature du fascisme, qui est un mouvement. Et il y a autour de ces structures toute une série d’associations, de personnages plus ou moins variés culturellement et politiquement, de groupes et d’organisations…

Comment évaluer tout cela? C’est une tâche difficile, qui demande une analyse antifasciste qui comprenne les dynamiques de la société française. Impossible d’étudier les fascistes sans:

a)partir du principe que le peuple doit les combattre;

b)se fonder sur les luttes de classes et leur développement.

Ce qui souligne un manque de vocabulaire. Il y a toute une série de comportements se rapprochant du fascisme, servant le fascisme, contribuant au fascisme. Comment les définir?

Sans doute devons-nous développer notre vocabulaire, avec des termes qui, s’ils sonnent bizarrement, peuvent s’avérer des concepts fort utiles: pré-fasciste, quasi-fasciste, pro-fasciste, semi-fasciste, nihiliste, décadent

En Allemagne les antifascistes utilisent par exemple depuis très longtemps le terme de « mob » pour définir une population populaire gangrenée par les valeurs du fascisme allemand, et de « fascistoïde»  pour des comportements ultra-autoritaires très similaires à ceux du fascisme.

Cette démarche d’élargir le champ des définitions est très utile pour caractériser et comprendre de quoi et de qui on parle. C’est politiquement très juste, cela permet de définitivement dépasser les tendances erronées voyant le fascisme soit nulle part, (à part dans quelques « groupuscules» , théorie social-démocrate) soit partout (théorie ultra-gauchiste du « fascisme moderne» ).

Ce dont nous avons besoin, c’est ainsi d’élargir notre champ d’analyse. Et c’est là qu’on voit toute la force de la science MLM: loin des préjugés, elle ouvre des champs à la pensée, et donc à la pratique, selon le principe bien connu comme quoi« la théorie devient sans objet si elle n’est pas rattachée à la pratique révolutionnaire ; de même, exactement, que la pratique devient aveugle si sa voie n’est pas éclairée par la théorie révolutionnaire » (Staline).

Évidemment, on arguera que l’antifascisme appartient à tous et toutes les antifascistes, ce qui est tout à fait juste. Il n’y a pas lieu de remettre cela en cause. La cause antifasciste est une cause pour ainsi dire « sacrée. »

Seulement, la science MLM est toutefois une école à part, qui justement pour les MLM, apporte des nuances, des précisions, des visions sur le long terme que les autres courants de pensée révolutionnaires n’ont pas. Il n’y a pas lieu de sous-estimer cet aspect là de la science MLM, qui rentre dans le cadre de la compréhension de la crise générale du capitalisme et de la marche à la guerre impérialiste.

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 06:00
Hier s'est finalement tenu le second tour des élections municipales d'Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Et donc au final, le tandem Steeve Briois / Marine Le Pen s'est incliné contre le « front républicain ».

Mais les scores ne sont pas très glorieux, vu que les « républicains » l'ont emporté par 52,6 % contre 47,4 %, ce qui fait 550 voix d'écart.

Quand on sait que la participation a augmenté entre les deux tours, pour s'établir à un peu plus de 60 % (ce qui fait que le FN a gagné environ 1000 voix en une semaine), on ne peut prendre cela que comme un « sursis ».

Il faut également savoir que le FN l'a emporté dans 4 bureaux de vote, dont 3 dans les quartiers les plus prolétaires, et cela après une longue hégémonie du Parti Communiste.

Pas d'antifascisme sans perspectives populaires, sans perspectives révolutionnaires !
Fais vivre l'héritage anti-nazi du Nord-Pas-de-Calais, rejoins l'Action Antifasciste !

[Pour débattre, c'est par là.
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 06:00
Hier Michael jackson s'est éteint à l'âge de 50 ans.

Micahel Jackson était l'artiste qui a poussé la culture du Peuple à un de ses plus haut niveaux.

Il a fait su faire, avec génie, la synthèse de tout les courants culturels et les aspirations de son époque.

Car Michael Jackson n'a rien inventé
. Tout ce qu'il a fait c'est de reprendre les éléments de la culture populaire (funk, pop, rock, jazz, break dance, motown, black music ..) et les fusionner.

Il a su prendre les aspirations populaires des trois dernières décennies et les condenser. Extraire leur essence.

La richesse du materiel culturel avec lequel il a travaillé étaient tellement grande qu'il finira  par être dépassé par ses oeuvres. Trop pour un seul homme.

Il représente à lui seul la preuve que le Peuple est le créateur de tout chef d'oeuvres et que les artistes ne font que retranscrire et synthéthiser les créations du Peuple.

L'oeuvre de Michael Jackson C'EST la culture métisse et populaire. Et c'est pour ça que nous, le Peuple, la trouvons tellement géniale.

Malheuresement , un tel succès ne pouvait pas manquer d'intéresser les capitalistes qui le récupèreront et instilleront dans ces créations culturelles populaires des éléments négatifs. Culte de la personnalité, de l'excentricité, infantilisation, attrait pour un monstre de cirque.

Il est courant que les artistes soient dépassés par leurs oeuvres. Car, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, l'individu ne crée rien. Les artistes sont portés par une société, une classe sociale, portés par le Peuple.

Ne soyez donc pas déçuEs par vos artistes en dehors de la scène. Sur scène c'est vous-même qui vous exprimez à travers l'artiste
.



"La vraie force vient du Collectif, R.I.P Michael, tu vas nous manquer" - Red lions 94
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 09:00
Ici, le clip de "Black Or White" de Michael Jackson.


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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 14:01

[Position de l'Action Antifasciste Bordeaux à propos d'un document de No Pasaran sur Bordeaux]

25 juin 2009

Tous les antifascistes conscients du danger que représente le fascisme en sont persuadés, il est primordial de hausser le niveau de l'antifascisme.

Ce site y contribue.

Aujourd'hui, nous publions un texte du journal "No pasaran" qui, contrairement à ce que son nom indique, n'a rien à voir avec le mouvement communiste.

Nous apportons notre contribution au débat par une critique de cette position.

 

action antifa Bordeaux

 

Ce texte pose de gros problèmes dans le cadre de la lutte contre le fascisme et ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il a été repris par la pseudo agence de presse fasciste sans le moindre commentaire.

Cette publication s’est faite en y accolant notre logo. Ainsi, il est nécessaire d’expliquer que nous n’avons pas les mêmes conceptions du fascisme que ce groupe.

Nous avions déjà exprimé nos désaccords suite à la manifestation anti-Soral et, à cette occasion, nous les avions invité à débattre. Ils n’ont pas cru bon de répondre à nos critiques.

Mais ce n’est pas tout, dans le texte du numéro 74 de No Pasaran (journal des « antifascistes radicaux »), ils vont jusqu’à affirmer qu’il n’existe pas de site internet consacré à l’antifascisme à Bordeaux. Nous laissons chacun libre de taper « antifa Bordeaux » sur google pour voir ce qu’il en est !

Mais revenons aux conceptions véhiculées par ce texte. 

Pour ces « antifascistes radicaux », le terrain d’affrontement entre fascisme et antifascisme, en plus d’être réduit à celui de fascistes/antifascistes comme nous l’avons montré précédemment, est compris comme étant uniquement une confrontation physique dans la rue.

C’est une grosse erreur de penser celaLe terrain, c’est tout l’espace social : des profils facebook aux discours autour des matchs de foot du village, des discussions entre collègues au boulot, aux pratiques quotidiennes envers les plus faibles de la société.

Dans ce discours, la compréhension du fascisme est limitée à des individus et a fortiori des militants qui mettent en danger directement et immédiatement une partie de la population dont la plus courageuse devient antifa ! C’est tout simplement la vision d’une bande qui cherche avant tout à préserver sa tranquillité (pouvoir sortir tranquillement, organiser des concerts afin d’être entre-soi !...) et ce n’est pas un hasard siles « antifascistes radicaux » arrivent à reconnaître l’existence de fascistes à Libourne sans pour autant que cela ne leur pose de problème !!!

« Antifasciste radical » : nous pensons qu’il faut se méfier du culte de la quantité et qu’il ne faut surtout pas oublier la qualité. Autrement, on finit par louer des termes comme « militant », « radical », « engagé », « rebelle »… qui ne veulent rien dire et qui sont aussi utilisés par les fascistes !

En fait ces « antifascistes radicaux » ne comprennent pas, non seulement le champ culturel, mais aussi l’origine économique du fascisme.

En effet, la crise économique du système capitaliste pousse les bourgeois à financer les fascistes qui étaient jusqu’alors en position de proposition stratégique. Au moment où les gros bourgeois se décident à mettre leur presse et leurs milliards au service des fascistes afin de maintenir l’exploitation du prolétariat poussé à la révolte par la crise économique, tout peut aller très vite.

Pour le moment, la plus grande partie de la bourgeoisie ne finance pas les fascistes mais ce sera sûrement le cas avec la crise du capitalisme qui s’aggrave. Ce que ces anciens spécialistes n’ont pas compris, c’est que si c’est le cas, ça voudra dire qu’il est trop tard, qu’on aura déjà perdu (au moins temporairement comme en 1933 où la parti communiste d’Allemagne a eu les plus grandes difficultés à survivre avant d’organiser la résistance)…

Refuser l’économie politique a pour conséquence la description que les « antifascistes radicaux » font des fascistes : ils apparaissent, croissent, disparaissent sans raison apparente !!! C’est un peu comme si la météo se résumait à un thermomètre ! Comme si les fascistes étaient seulement des boneheads (skinheads néo-nazis). 

Premièrement, être fasciste, ce n’est pas mettre un déguisement et crier très fort qu’on est fasciste, c’est tenter de favoriser la progression du fascisme par tous les moyens et comprendre que la brutalité n’est pas toujours la meilleure solution dans le cadre d’un projet à long terme.

Mais il ne faut pas oublier non plus qu’un fasciste est aussi le résultat d’un glissement lent et progressif d’un individu vers une position fascisante qui ne dit pas son nom comme le fait de laisser faire l’exclusion des filles voilées de l’école, de considérer que « si les pauvres sont dans la merde, c’est bien de leur faute », que l’avortement ne devrait pas être dépénalisé, que les problèmes en France viennent de l’étranger (Etats-Unis, Chine, Israël, pays « arabes », Afrique….)… Il faut donc combattre ces positions ! 

Comme le dit très bien le héros américain dans « pour qui sonne le glas » de Hemingway (roman au cœur de la guerre d’Espagne dont nous avons parlé les 16 et 19 mai 2009) « Il y en a beaucoup qui ne savent pas qu’ils sont fascistes, mais ils le découvriront le moment venu. »

Pour terminer avec cette analyse produite par le courant « antifasciste radical », précisons que ceux qui pensent que l’antifascisme est une affaire de « militants » spécialistes, non seulement se trompent mais, beaucoup plus grave, méprisent le peuple. Alors qu’au contraire, la garantie réelle contre le fascisme, c'est l'action des masses elles-mêmes. Aujourd’hui, ce n’est qu’en contribuant à la diffusion de la culture antifasciste et en aidant le peuple à s’organiser qu’on lutte contre le fascisme.

Et si on peut avoir des désaccords sur la manière de lutter contre le fascisme, il faut avoir l’audace de débattre, de confronter ses idées avec la réalité et le courage de reconnaître quand on se trompe pour que tout le monde progresse afin d’être efficaces dans la lutte antifasciste, pour la révolution.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 14:00
[Nous retranscrivons le topo sur la « mouvance antifa » à Bordeaux, parue dans No Pasaran #74, l'un des organes des « antifas radicaux. Une critique par l'Action Antifasciste Bordeaux accompagne ce document, par ici. La mise en page originale est visible .]

no pasaran

 

Historique
Du milieu des années 1980 jusqu’au milieu des années 1990, il y a eu sur Bordeaux une grosse mouvance antifa qui regroupait des redskins, des punks, des autonomes, des étudiants et des gens issus des différentes scènes rock, mais également des militants kanaks, à ce qu’on m’a raconté (j’ai commencé à militer vers la fin des années 1990). Ce milieu n’était pas forcément structuré, c’était plutôt une mouvance informelle qui se regroupait sur la question de l’antifa. Il y avait évidemment des manifs ou des contre-manifs, des actions de rue et pas mal d’autodéfense par rapport aux fafs.
Vers le milieu des années 1990, le travail antifa devient plus un travail de veille et de prévention avec la disparition de l’extrême droite radicale bordelaise, à savoir la section Blood & Honour (qui fut active mais assez éphémère, hé hé hé…) et le Gud sur la fac ; le FN sur Bordeaux, quant à lui, a toujours été principalement composé de notables ou de « militants de salon », absents sur le terrain. 
Aujourd’hui, la scène antifa est assez jeune, composée aussi bien de garçons que de filles, avec des étudiants et des lycéens, pas mal de gens issus de la CNT-FAU locale, du milieu redskin-skinhead antifasciste très important sur Bordeaux, du stade (ultramarines, devils et partisans 33), de la scène anarcho-punk et des milieux militants libertaires et communistes.
Depuis un an, l’extrême droite fait sa réapparition sur Bordeaux, même si pour l’instant, ça ne se traduit pas encore par une présence massive dans la rue. On a plutôt une extrême droite de notables, qui cherche à taper large et à passer des alliances. Si l’on compare à d’autres villes en France, il n’y a pas d’attaques de fafs sur des lieux ou des concerts militants.
En 2002, les JI ont tenté de monter une section sur Bordeaux mais le milieu antifa a très vite réagi pour éviter que cette structure se développe. Ça a été rapide : il faut dire que les militants des JI étaient jeunes, sans formation militante. C’est assez différent aujourd’hui avec le Bloc Identitaire sur Bordeaux, qui a plus d’expérience et plus d’argent.
On retrouve des anciens du FN qui ont pas mal de connaissances et d’années de militantisme derrière eux.

Pratiques antifas
Le travail antifa à Bordeaux est assez classique : concerts, manifs et rassemblements, tracts, travail de recherche d’infos et d’analyse pour savoir qui on a en face de nous… Ce travail est réalisé aussi bien par des militants qui viennent de la CNT, du NPA que des anciens de RLF Bordeaux.
Il n’y a pas de site, de revue ou de fanzine spécifique sur la question de l’extrême droite à Bordeaux, même si plusieurs fanzines issus de la culture redskin relaient l’information : Shaven RepublicBRA ou dernièrement Nuestra Cultura. Mais comme je l’ai déjà expliqué, c’est plutôt un réseau avec souvent les mêmes personnes. Cette situation s’explique par une relativement faible activité de l’extrême droite sur Bordeaux, surtout si on la compare avec d’autres villes. Cependant, il est clair que la répression a franchi un cran, on l’a tous senti.
Après, je n’arrive pas à me rendre compte du niveau de radicalité de nos actions ou de nos manifs actuelles par rapport au passé. Par exemple, la manif contre la venue de Soral sur Bordeaux le samedi 18 avril a été hyper calme, il n’y a pas eu une canette qui a volé.
Donc pour l’instant, on ne se pose pas vraiment de restrictions sur nos types d’actions, on attend de voir.

Difficultés
N’importe qui peut sans problème se balader n’importe où dans la ville avec des badges antifas. Au niveau des concerts, c’est la même chose, quelque soit la scène (oi !, hardcore, métal, black-métal…), les gens sont vigilants, et il n’y a aucune tentative d’infiltration de la part des fafs. Les mecs sont rapidement grillés et exclus de la scène. On peut également dire la même chose au sujet du milieu scootériste ou du stade, qui est clairement antifa.
Ça s’explique tout d’abord par une forte présence de militants et sympathisants antifas sur la ville, où tout le monde se connaît et surtout où l’information circule vite. Ensuite, la plupart des militants d’extrême droite n’habitent pas Bordeaux, ce qui complique pour eux le travail d’implantation. La majorité des militants d’extrême droite vivent à la campagne et/ou n’osent pas trop venir sur Bordeaux. Beaucoup d’entre eux sont de Libourne (à 35 km de Bordeaux). Mais il faut quand même rester sur ses gardes… On l’a vu dernièrement avec les réunions-prières de SOS-tout petits.

Depuis des années, ça rassemble quelques dizaines de personnes assez âgées, mais dernièrement ils ont rassemblé une centaine de personnes, avec un SO efficace, composé de militants du Bloc identitaire et de Dies Irae. 
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 06:00

Un jeune homme a été tué au couteau, dimanche, dans la Sarthe. Un leader « identitaire », ancien élu FN de Dreux, a été écroué.

 

Le rassemblement d’une trentaine de membres de l’association « identitaire » Terre et peuple, un mouvement d’extrême droite, a viré au drame, dans la nuit de samedi à dimanche, au petit village de Saint-Denis-des-Coudrais (Sarthe).

Essentiellement venus de la région parisienne, ils étaient réunis pour fêter le solstice d’été, une tradition de ce mouvement « païen » qui revendique le « précieux héritage indo-européen » et prône la préparation des « Gaulois » à la « guerre ethnique à venir ».

L’organisateur de la célébration est Laurent Leclercq, 35 ans, conseiller municipal de Dreux entre 2001 et 2007, ancien membre du Front national et du MNR. Il s’était également présenté aux dernières municipales sur la liste « Dreux identité française ». Hier soir, au Mans, il a été mis en examen pour homicide volontaire et écroué.

La fête avait lieu dans une prairie, près du chalet où vit Laurent Leclercq depuis un mois. Moyenne d’âge des militants, environ 40 ans. Ils partagent des convictions, mais viennent d’horizons différents. Un voisin, invité à partager un verre, témoigne de la présence de fonctionnaires, d’un chauffeur routier, d’un retraité de l’armée, de jeunes au look gothique…

La soirée se passe autour d’un feu de la Saint-Jean, notamment à chanter. Puis des convives partent dormir dans des tentes, sur la prairie. Mais, vers 4 h du matin, alors que la majorité est couchée, quelques jeunes rallument un barbecue. La musique est forte et l’organisateur de la soirée vient le signaler. Une première altercation éclate, Laurent Leclercq se retrouve à terre.

L’organisateur tourne les talons et fait la centaine de mètres qui le sépare de son chalet. Puis il revient en voiture, rejoint le groupe dans la prairie, armé d’un couteau. Là, il poignarde l’un des jeunes dans le dos. Christophe Lindeneher, 28 ans, de Rambouillet (Yvelines), décédera peu après.

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Published by Action Antifasciste
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